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Bohol

L’île de Bohol est la dernière île où nous sommes allés passer du temps aux Philippines; depuis Dumaguete, un ferry nous a déposé dans la ville de Tagbilaran.

Avant toutes choses, quelques images de notre passage aux Philippines :

Vous pouvez compléter avec la galerie des photos qu’on a ramené sur Flickr.

Plus nous avancons dans ce voyage, et plus nous apprécions la lenteur. Nous réduisons les étapes pour réduire les trajets, coûteux en temps et en énergie. Cela nous permet de mieux comprendre une région, et de passer plus de temps avec les gens qu’on apprécie. Les dix jours qui nous restaient à passer aux Philippines ont été l’occasion idéale pour visiter le sud de l’île de Bohol sans courir.

Notre première étape en est le contre-exemple ! Panglao est juste à côté de Tagbilaran, une des principales villes de l’île. Il y avait trop de monde et de complexes touristiques là où nous étions. Nous ne sommes pas des anti-touristes, mais ça commençait à nous taper sur le système d’être sollicités en permanence pour des souvenirs, un massage, un déplacement en tuk-tuk, une sortie plongée, un hébergement. Après une nuit dans un hotel médiocre, nous avons préféré aller nous perdre quelques jours dans la ville de Carmen, au milieu de l’île. De là, on a pu rayonner grâce aux divers bus publics, presque une attraction en soi !

Les jeepney valent le coup aussi : admirez ces fantastiques tableaux de bord !

L'intérieur d'un Jeepney

Ce tableau de bord...

De Carmen, on a facilement pu se balader dans les fameuses collines de Chocolat. Les colines chocolat sont une formation géologique unique au monde. Il y a environ 1700 bosses, d’environ 30m de haut. C’est sympa sans être spectaculaire, le décor est plutôt original. Une balade en habal-habal, les scooters sur lesquels nous sommes passagers, nous a permis de faire le tour du coin rapidement et de voir différents points de vue.

Les célèbres "collines de chocolat"

Balade en habal-habal (scooter)

On a renommé Carmen « Ville du sourire ». Dans ce petit patelin qui se résume presque à une unique rue relayant deux villes alentours, tout le monde nous salue et nous sourit. Quand on s’est posé à la caféteria du marché en attendant qu’une averse passe, quelqu’un est venu discuter avec nous. En y repensant, ça a été comme ça tout le temps aux Philippines, nous avons tojours trouvé du monde avec qui discuter ou à qui poser nos questions. La discussion est facile et spontanée.

Cafétéria !

Marché aux légumes

Poisson séché

Les portions des plats philippins sont petites, ça nous avait surpris en arrivant. Je pense qu’on a trouvé l’exemple parfait pour illustrer ça. Un soir, on mange dans un kiosk à hamburger, dans laquelle on commande sans surprise un burger/frite. On a été un peu surpris de voir atterrir dans nos assiettes très exactement 5 et 7 frites !

Le fameux burger à 5 frites

Une autre fois, au retour d’une balade, on profite d’être à côté d’une épicerie pour acheter de l’eau minérale. On demande aussi un coca, le vendeur nous présente une bouteille en verre de 200ml. Le format est plus petit qu’en Europe (ou le standard est plutôt 330ml), mais ici c’est la contenance du format « petit ». Peu importe. Le problème, c’est que la bouteille en verre m’embêtait car on voulait emporter la bouteille (consignée). Je lui demande s’il n’a pas plutôt une bouteille en plastique. Il répond que ce n’est pas un problème, mais se dirige pourtant vers un décapsuleur. Je n’ai pas le temps de l’interrompre qu’il a déjà décapsulé la bouteille et vidé son contenu dans un sachet en plastique. Devant mon regard à la fois surpris et amusé, il ajoute une paille.

Coca dans un sachet plastique

Ici, on fait beaucoup comme ça. Dans les centres des villes, les ballons distributeurs d’eau débitent le contenu d’un verre d’eau pour 5 peso. Il y a rarement des gobelets et pour emporter le liquide, on se sert d’un sachet plastique.

Nous avions également entendu parler de plusieurs lieux liés à de l’éco tourisme, et il se trouve qu’au moment où nous y étions, une responsable de la filière bio était à notre hotel également. Elle a été ravie de nous voir nous intéresser à la question, et nous a mis en contact avec un fermier de Carmen, qui a quelques hectares de riz 100% bio. On a passé l’après midi à apprendre plein de choses sur la question, à discuter des avantages, inconvénients du bio, mais aussi de ses challenges et enjeux. Et on est devenu en quelques sortes les héros du jours de la coopérative locale, où les gens étaient hyper contents de voir qu’on s’intéressait à eux. Nous avons apparement été les premiers touristes à venir depuis le lancement du projet, en Juillet !

La coopérative de Carmen

D’ailleurs, c’est actuellement le moment de la récolte. Ca occupe toutes les fermes, et l’ensemble du village cherche à faire sécher du riz. Le moindre espace est mis à contribution, jusqu’au terrain de basket :

Séchage du riz

Dans toutes les villes, il y a des stands de « Lechon manok », qui vendent du porc ou du poulet roti, qu’on fait découper et qu’on emporte pour manger chez soi ensuite. Vaut mieux y venir tôt car les cochons partent rapidement, et quand il n’y a plus de poulets… hé bien il n’y a plus rien à vendre et le magasin ferme. On a aimé trouver un stand de « Lechon banana » : des bananes cuites au barbecue, qu’après avoir sorti du feu on tartine de beurre et trempe dans du sucre. Simple et très bon.

Lechon manok = poulet grillé

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Banane barbecue

Le soleil se lève tôt, peut-être vers 5h du matin, et se couche tôt également, vers 17h30. A 16h, le soleil est déjà bas sur l’horizon et les ombres s’étirent. La vie suit le soleil, et s’arrête tôt, décalée pour suivre l’éclairage et la chaleur naturelle. Les gens mangent à partir de 18h30, et lors d’une soirée avec des hôtes qui semblaient avoir durée infiniment, il était… 21h30 !

Il fait toujours bon le soir, et les douches n’ont qu’un seul robinet. Pas d’eau chaude ou d’eau froide, juste de l’eau. Dans certains établissement pour les touristes on trouve des chauffe eau individuels. C’est un luxe le plus souvent inutile, car il fait tellement chaud qu’il est bien plus agréable de se rafraichir.

L’Asie, c’est aussi la joie de trouver des cafards et des araignées n’importe où et n’importe quand dans sa chambre. C’est la nature et il n’y a rien à faire contre ça…

Nous avons repris notre route pour la ville de Jagna. Notre hotel est une excellente surprise. Il est à l’extérieur d’une ville pas bien grande, où tout s’articule autour du marché, le long de l’unique artère de la ville. Les chambres sont à 10 mètres de la mer.

Vue depuis la chambre !

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Jessie, son patron est un mec top. Né philippin, il s’est marié à une américaine; il a suivi sa femme à Los Angeles pour élever leur fille, bien qu’ils divorcent. Il a bossé dans le design graphique, puis à 34 ans s’est rendu compte que des jeunes étaient meilleurs que lui et qu’il était trop has been pour lutter dans cet univers hyper concurrentiel où il faut toujours de nouvelles idées. Un changement radical de profession l’a fait s’épanouir dans la psychiatrie. A 20 ans, sa fille étant devenue autonome, elle lui a demandé de l’air. Il est rentré aux Philippines, où il a repris les deux hotels et la ferme de son père, décédé. Il a nettoyé les lieux et fait disparaître petit à petit les problèmes de prostitution, et aujourd’hui le lieu est modeste mais de très bonne qualité.
Probablement avec l’argent mis de côté aux USA, où l’on gagne beaucoup plus d’argent qu’aux Philippines, il utilise son énergie pour faire grandir la communauté de manière positive.

Pêche à la raie manta

Jessie est actif dans la protection de l’environnement, défendant un sanctuaire marin, c’est à dire un lieu où il est interdit de pêcher, en face de l’hotel. Avec sa soeur ils s’occupent de surveiller la pêche à la raie manta qui a lieu dans le village voisin. C’est officiellement interdit partout dans le monde, mais ici il y a une « tolérance », car on a ici toujours pêché la Manta pour se nourrir. D’ailleurs, on ne cherche pas à la pêcher en particulier mais il arrive qu’elle se prennent dans les filets (les professionnels de l’industrie appellent ça « bycatch » et pour fournir les étals de nos poissonneries, cela entraine un problème écologique majeur)… et on ne remet surtout pas à l’eau un animal de plus de 2m d’envergure ! La pêche de cette espèce est interdite car la raie manta est une espèce protégée. Elle ne se reproduit qu’une fois tous les deux ans et produit un seul oeuf, chaque manta pêchée est un problème. Pour surveiller la pêche, des volontaires vont compter et mesurer le fruit de la pêche des marins, tous les jours, à 5h du matin.

De plus, il fournit du travail à des gens du coin et il lui arrive également de lutter localement contre les problèmes de drogue, lorsque des jeunes viennent lui demander de l’aide, comprendre de l’argent. En Asie du Sud-Est, la méthamphétamine fait des ravages. La molécule de synthèse est facilement disponible car les laboratoires clandestins qui les produisent apparaissent et disparaissent en permanence dans l’archipel. Le bonheur chimique rend vite accro, et entraine dans son sillage toute la misère de la dépendance. C’est une maitresse exigeante, qui ne tolère pas dans la vie de ses usagers d’autres missions que de subvenir au manque. On ne meurt pas directement de son usage aux Philippines, mais de ses conséquences. Pour obtenir toujours plus d’argent pour acheter toujours plus de produit, il faut rejoindre des criminels; on finit alors soit en prison, soit dans une tombe, poignardé ou balancé par un ancien collègue qui, lors d’un épisode paranoïaque induit par le manque a pris peur de se voir lui même finir en prison. Cela peut paraître exagéré ou sorti tout droit d’un scénario de film, mais ce genre de scènes très noires sont loin d’être l’exception… Au lieu de leur donner de l’argent, Jessie offre aux jeunes un cadre strict pour les seuvrer et les réinsérer dans une vie sans drogue.

Bref, la vie aux Philippines n’est pas forcément idéale mais le gérant est un type chouette.

Son associé, Silvio est un italien fier de ses origines : il parle en patois piémontais à ses chiens et cultive du basilic (presqu’introuvable autrement) pour les spaghetti ! Il a monté petit à petit un club de plongée, et l’endroit est très chouette. On a croisé beaucoup de nudibranches (les petites vers de toutes les couleurs), une murène noire à points jaunes (malheureusement pêchée dans une cage en bambou, qui attendait d’être relevée), des poissons papillons, des balistes, quelques poissons lions, des coraux de toutes tailles (certains jolis, d’autres endommagés à cause des typhons récents)… bref on en a eu plein les mirettes et comme c’est peu profond, on voit bien les couleurs, consomme peu d’air et reste longtemps sous l’eau. On a aussi fait du snorkelling à plusieurs reprises et même sans bouteilles, le lieu est idéal.

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Jagna est une ville où beaucoup de gens sont pauvres. Le pays ne s’est pas vraiment remis de l’époque de Marcos, le dictateur au pouvoir jusque dans les années 80 qui a fait découvrir les avantages que l’on pouvait tirer à être corrompu. Aujourd’hui au gouvernement beaucoup semblent bien vivre grâce à la corruption, aux dépends de la population. Toutes les fonctions qui ont la moindre once de pouvoir semblent affectée, pas étonnant que la population ait baissé les bras depuis longtemps. Un scandale récent qui est en train de faire tomber des têtes touche les agents de sécurité dans les aéroports, notamment à Manille. Au moment de passer la sécurité, un douanier demande à observer l’intérieur d’un sac, et glisse à ce moment là discrètement une balle de pistolet. Lors d’un second contrôle, un autre douanier emmène le malheureux passager concerné dans une pièce à l’écart, lui demande de s’expliquer, et indique au type effondré que le problème peut être résolu moyennant finance…

On nous indique qu’il n’est pas rare que les pêcheurs vivent pour moins de 3000 peso (60€) par mois. Ceux là ne peuvent même pas se payer un frigo pour cuisiner chez eux, car ils ne peuvent alors pas payer l’électricité (500 peso, 10€) pour le faire fonctionner.

Les choix de société font que les enfants n’ont pas facilement accès à l’éducation. L’école est gratuite mais pas obligatoire. Comme un costume et des cahiers coûtent cher, et qu’il faut filer un coup de main pour le bateau, la ferme ou la maison, souvent les enfants ne vont pas à l’école. Ainsi, même si l’anglais est une des langues officielles, tout le monde ne le parle pas. Seuls le parlent ce qui ont étudié, les autres se contentent d’un des 170 (!) dialectes parlé où ils habitent (Tagalog un peu partout, Cebuano dans les îles de la région des Visayas, etc.) C’est bien dommage car parler anglais permet de travailler dans le secteur lucratif du tourisme, ou bien d’aller s’expatrier.

La Mongolie, pourtant pas bien riche elle aussi, nous semble avoir fait des choix bien plus judicieux pour l’éducation car tout le monde va à l’école, même lorsque l’on vit au fin fond de la steppe (ce qui n’arrange d’ailleurs les parents en septembre, période où les fermes doivent se préparer pour l’hiver, mais où les enfants partent à l’internat. On est convaincu que c’est une bonne chose malgré tout). Il y a des internats dans les grandes villes et les enfants prennent le train pour y aller. Les deux situations ne sont pas comparables, mais quand on ajoute ça au reste, en ce qui concerne l’avenir on voit plus facilement la Mongolie sortir de la misère que les Philippines.

Jagna est aussi le lieu d’origine du calamay. Il s’agit d’une sorte de confiture ou de gelée à la noix de coco… difficile à décrire. On en visite l’usine, une des fiertés du village. Avec ses 50m², le lieu est modeste mais le personnel est super accueillant. On nous montre les machines à brasser le calamay, puis l’emballage : on verse le calamay dans des boites en plastique (pour l’exportation locale ou internationnale) ou dans des noix de coco (pour la consommation locale aux Philippines). Ceux qui travaillent à l’usine font aussi parfois leur propre calamay chez eux, et le font vendre sur les marchés ! Ca ne pose problème à personne, il faut bien vivre et de toute façons, tout le monde connait la recette…
D’ailleurs, elle contient simplement du riz gluant et du lait de coco, mais selon les goûts on peut ajouter du cacao ou des cacahuetes

Cuve de Calamay

Usine de calamay

Usine de calamay

Depuis Carmen il est facile de se rendre à la plage d’Anda. C’est l’incarnation parfaite de la plage de rêve. Une plage de rêve c’est une recette avec trois ingrédients :

  • du sable fin
  • une eau transparente
  • des cocotiers

A Anda, on a tout !

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On en a croisé assez peu de plages aussi parfaites. En effet, sI l’eau est turquoise un peu partout sur les îles, il est par contre assez rare de trouver du sable et les cailloux/coraux, ça coupe ! Pas qu’on se plaigne, mais allez pas croire qu’on a passé nos journées dans ce genre de décors 🙂

Quand par contre on a réuni la trinité, on peut ajouter un 4ème élément bonus. Un des goûts du bonheur, c’est celui de l’eau de noix de coco qu’on sirote au frais.

Plage + noix de coco = bonheur

Sur cette plage presque reculée, il n’y a pas beaucoup de touristes occidentaux, probablement car la saison n’a pas encore tout à fait commencée. Le dimanche, il y avait quelques philippins venus en famille manger un pic nic. Comme chez nous, tout le monde apporte un tupperware, on se met sur une table et on mange bien plus que de raison.

Il y a deux photos que je ne me lasse pas de prendre en Asie, c’est les camions avec des chargements improbables, et les fils électriques emmelés.

Ramassage du plastique

Bon courage au prochain technicien qui interviendra

Il y aurait bien les scooters qui transportent plein de gens, mais je n’ai pas pris de photos… d’ailleurs, on a vu une fois ce qui nous semble le record absolu : 6 personnes sur un scooter ! 2 adultes, 1 ado, 2 enfants de moins de 10 ans, et un bébé. Je dirais bien qu’il est impossible de faire plus, mais j’avais déjà dit ça en voyant 4 puis 5 personnes sur un scooter par le passé, alors…

Tant qu’on est dans les images surprenantes, voici des tricycles qui citent des passage de la bible :

Les tricyles aiment citer la bible

Que dieu bénisse notre route

Nous sommes également allés voir le sanctuaire des tarsiers de Cornellia. Une bestiole petite mais qui a un regard un peu flippant… C’est un primate, mais ce n’est pas un singe. En gros, dans l’arbre d’évolution, il appartient à une branche plus générale que celle des singes et depuis la branche commune (celle des primates), son genre a bifurqué ailleurs. C’est l’un des plus petits primates, une fois adulte il fait la taille d’un poing. Malgré ses grands yeux, il a une très mauvaise vue le jour mais est un redoutable chasseur d’insecte la nuit. Il peut faire des bonds de 5m entre les branches et sa longue queue lui permet de s’équilibrer. Il peut tourner la tête à 180°, et orienter ses oreilles en direction du son. Les tarisers sont protégés car leur habitat est menacé par la déforestation. C’est un animal qui ne se reproduit qu’une fois par an, et qui est endémique (on ne trouve cette espèce qu’ici). C’est un animal hyper territorial, il a besoin d’une hectare à lui seul. Si un autre tarsier pénètre dedans et qu’ils se croisent, l’un des deux doit en partir sinon l’un d’entre eux va périr ! Il ne supporte pas la vie en cage, et décède après avoir été capturé des suites d’une dépression. Pour finir sur une note plus joyeuse, ce serait de lui que serait inspiré Yoda !

Tarsier

Tarsier

Après ces parenthèses qui nous ont coupé du monde, nous sommes retournés à Tagbilaran pour attraper notre avion vers Manille, et cloturer de cette manière notre petite boucle sur l’île de Bohol ainsi que notre passage aux Philippines. On en a profité pour aller voir le dernier James Bond au cinéma (l’anglais est une langue officielle du pays). Drôle d’expérience, et je ne parle pas du film ! Beaucoup de gens étaient hyper bruyants, parlant sans même chercher à baisser la voix voire même en faisant de grands « Ouaaais » pour commenter l’action lors des grosses explosions… La séance est diffusée en continue, et bien qu’il y ait des horaires pour le début du film, des gens sont rentré au milieu ou même 20mn avant la fin, on vu ce qu’il restait du film, et sont restés pour la séance suivante regarder ce qu’ils ont manqué. Bref on a pas eu l’impression que les Philippins aient été très absorbés par le film…

Au final, à force de prendre notre temps, nous n’en avons plus eu assez pour faire tout ce que nous voulions au départ. Et ça n’a pas la moindre importance ! On a adoré ce qu’on a vu et les personnes qu’on a rencontrées. et on a bien plus apprécié d’improviser des balades en forêt avec Silvio, ou bien de passer l’après midi dans l’eau à observer les poissons papillons, Pas la peine de courir dans tous les sens pour essayer de « tout » voir (qu’est ce que ça veut dire d’ailleurs ?), voyager ce n’est pas forcément être toujours en mouvement.

En tout cas pour nous, le voyage aux Philippines s’est terminé par une journée de transfert jusqu’à Bangkok : vol à Tagbilaran vers Manille, puis vers Hong Kong, puis vers Bangkok. On a été content d’aller se coucher !

2 thoughts on “Bohol

  1. Super !

    Remarque au sujet de ton récit : un peu de plongée sous-marine dans lequel se trouve une splendide photo d’un poisson lion ou poisson scorpion qui est très beau et qui a fait ou fait toujours le bonheur des aquariums européens On se demande toujours comment les espèces invasives sont introduites dans notre biodiversité ! Dans le cas du poisson lion , pas la peine de chercher – Devenu trop grand pour un aquarium normal et ayant bouffé tous ses compagnons , notre propriétaire, jette son jouet ! mais comme il a bon coeur , il ne le balance pas n’impote ou, non , il lui choisit par exemple la Méditérannée et nour lion bien que natif des mers du sud va s’acclimater très vite et comme c’est un lion , il; va dévorer tout ce qui passe à portée de son bec . Pour faire vite , disons que maintenant les scientifiques après avoir constaté que cette espèce après avoir passé Gibraltar et bien profité dans l’atlantique ( Réchaufement climatique aidant ) est maintenant au larges des côtes mexicaines et nos chercheurs cherchent ! à savoir si cette plaie va passer le canal de Panama . Actuellement le poissdon lion occupe le troisiéème rang dans la monde des espèces dangereuses invasives , après le crabe géant d’Alasqua , les chenilles processionnaires ; le frelon asiatique , les ragondins, les tortues de Floride etc.. Peu ou très peu de prédateurs naturels , dont le mérou lorsqu’il dépasse le mètre . Dernièr gag.. »Les chercheurs ont appris ! aux requins que ce poisson était miam miam » . Ce n’est pas une blaque..

    • Merci pour cette remarque ! C’est effectivement un très gros problème, à tel point que c’est une des rares espèces qu’on peut chasser même avec des bouteilles dans certain pays…
      La photo n’est pas de moi, c’est Rasmus, un Danois avec qui on a plongé qui l’a prise. C’est d’ailleurs lui qui a pris la plupart des photos sous marine des articles, il me les a données ensuite.

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