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Une journée à Sydney

Une escale à Sydney

En route vers la Nouvelle-Zélande, nous avons profité d’une journée de transit à Sydney pour nous balader dans la ville.

Une journée c’est plutôt court pour visiter une ville, mais peu importe, c’est toujours mieux que rien. Dans l’avion, l’Australie ça nous évoquait trois choses et on s’était dit qu’on aimerait bien les voir :

  • L’opéra de Sydney
  • Le boomerang
  • Les kangourous

Pour l’opéra ça semblait assez facile, mais pour les deux autres, c’était pas gagné. Hé bien figurez vous qu’on a vu les trois ! \o/

Astuce

Lors d’une journée de transit, pour faire une balade dans le centre de Sydney depuis l’aéroport, il faut normalement prendre des billets de métro particuliers avec pas mal de frais. L’aller-retour revient à 32$. Ce qu’on avait vu sur Wikitravel, mais que peu de gens savent (et il a fallu travailler un moment le type du stand d’information pour le confirmer), c’est qu’on peut facilement faire le trajet pour moitié moins.

L’astuce, c’est de ne pas monter ou descendre en métro à l’aéroport. C’est à cet arrêt que des frais sont ajoutés, et ils doublent le prix du trajet. A la place, depuis l’aéroport on peut prendre le bus 400 jusqu’à Rockdale (3.80$), puis prendre le métro (~4$) jusqu’à Martin Place, par exemple. Pour revenir, on fait le trajet en sens inverse. Le changement rallonge un peu le trajet, mais on est arrivé en 30mn.

Avec un plan du centre qu’on peut trouver au stand d’information de l’aéroport, on peut se faire une chouette balade avec peu d’efforts.

L’opéra

Notre but de la journée, c’était d’être face à l’icone de la ville de Sydney, le célèbre opéra; impossible de le manquer. En allant vers lui à métro puis à pied, c’est pourtant le seul élément de la liste qui a nécessité un effort conscient pour qu’on le trouve. Il est dans la baie, pas loin du centre historique. Conçu dans les années 70, il est célèbre pour son design moderne… et aussi pour avoir nécessité de changer d’architecte et coûté 15 fois plus cher à réaliser que prévu. Suite à des changements politiques, le projet de Jorn Utzon a été terminé par des architectures locaux. Ils ont fait des aménagements pour terminer le projet, apparement dans un compromis entre l’idée originale et ce qu’il était raisonnablement possible de faire.
Il a été escaladé à mains nues par Alain “Spiderman” Robert, mais aussi par des grimpeurs qui ont vu dans sa surface blanche un fantastique moyen de protester contre la guerre en Irak.

L'opéra

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A proximité, il y a le jardin botanique, qui fourmille d’arbres aux formes étranges et d’oiseaux surprenants.

Ibis à cou noir

Oiseau étrange

Autre oiseau étrange

Hormis l’ibis à cou noir (celui qui a un long bec), nous n’avons pas réussi à identifier les espèces. Par contre, vous trouverez des photos des arbres et animaux qui font plus rêver dans cet article.

Le boomerang

En continuant la balade, on arrive dans le quartier “The Rocks”, où se situe un impressionnant pont. Cet ambitieux projet des années 30 a une sombre histoire. Réalisé pendant la grande dépression, avant même qu’il soit terminé une soixantaine de personnes s’en sont servis pour mettre fin à leurs jours. Et pour le construire, il a également fallu délocaliser 500 habitations, ce qui a été fait sans contrepartie. Les habitants en question lui ont donné un surnom qui est resté, le “cintre moche”, à cause de sa forme. Bref, même s’il a été terminé, le projet n’a pas réussi sont but : redonner le moral à la population…

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Dans une des rues face aux ferry, on croise un type déguisé en aborigène. Il joue du didgeridoo, et fait des démonstrations des différents sons qu’on peut en sortir. A côté de lui, un stand de souvenirs vend… des boomerang !

Des boomerangs !

Aborigène de théatre et didgeridoo

Le kangourou

Pour le kangourou, c’était pas gagné. D’autant plus qu’on ne voulait pas voir de kangourou dans un zoo. Evidemment il n’y a pas de kangourous dans la ville (pas question d’aller les voir au zoo), et en fin de journée nous sommes rentrés à l’aéroport bredouilles… enfin, jusqu’à ce qu’on fouille dans nos poches :

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C’était pas grand chose, mais arriver à “compléter” cette liste de cette manière sans le vouloir a suffi à faire briller cette journée 🙂

Choc culturel

Ce qui est marrant, c’est que cette journée en Australie a été un choc. Après plus ou moins 6 mois en Asie, c’était notre première journée dans une ville de culture occidentale. Les différences sont assez folles. Ces détails seront probablement anodins pour ceux qui sont en France métropolitaine, mais ici, contrairement à en Asie :

  • Toute les routes sont bitumées.
  • Il y a des trottoirs clairement séparés par une marche sur toutes les routes où les piétons ont légitimement le droit de marcher
  • Il y a systématiquement des feux rouges (et ils sont respectés !)
  • La circulation n’est pas chaotique, les véhicules restent dans les deux voie qui leur sont allouées et ne klaxonnent pas à tout va.
  • Les maisons sont belles, bien entretenues, conçues avec de beaux matériaux. Elles ont de beau petit jardin.
  • Les gens font du sport
  • On ne se fait pas harceler tous les deux mètres pour monter dans un tuk tuk
  • Les plats sont conçus en respectant des règles d’hygiène
  • On peut aller derrière les bâtiments (et sous les ponts), et se rendre compte que c’est rangé et propre. Pas puant, grouillant et désordonné
  • Les rues sont propres, il n’y a pas de déchets qui trainent dans les rues

Bien sûr cette “analyse” est très biaisé par le fait que nous sommes restés dans quelques quartiers d’une unique ville et pendant une unique journée et que donc notre avis n’est pas le plus pertinent, mais globalement, ca nous a pas mal changé de ce qui était devenu notre quotidien.

One thought on “Une journée à Sydney

  1. L’un des oiseaux est facile à identifier (l’oiseau blanc et noir). Il s’agit d’un
    Vanneau soldat (Vanellus miles novaehollandiae).
    L’autre oiseau pose un peu plus de diff